22.08.2009

No et moi, Delphine de Vigan

Le pitch :

Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies.
Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde.
A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle.
No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence.
No, privée d’amour, rebelle, sauvage.
No dont l’errance et la solitude questionnent le monde.
Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

 

Alors franchement, j'ai adoré. L'auteure arrive très bien à lier le sujet grave (No qui vit dans la rue), l'histoire d'amitié (No et Lou) et l'adolescence (Lou qui rêve de son premier baiser). Un roman facile à lire. Très touchant. Un roman où l'on accompagne une jeune fille dans la découverte d'un autre monde, celui du SDF. Le parcours semé de désillusions, ces désillusions qui nous (en tt cas moi) accompagné a une partie de notre vie, et qu'on a oublié, ou mis de coté pour ne pas être rongé en permanence par la culpabilité.

 

Appréciation : Très bien, continuez comme ca, envie de découvrir le reste de vos oeuvres.

 

Ps : Je vien de remarquer que les lettres SDF sont les unes a cotés des autres sur le clavier. Pendant que certains dorment dans la rue d'autres ne bouge qu'un seul doit pour nommer les premiers....

 

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